La cigarette électronique dans les lieux publics

Bien que considéré comme un dispositif non-dangereux et surtout jusqu’à 95 % moins nocif que la cigarette traditionnelle, les lois régissant l’usage de la cigarette électronique se sont endurcies. En effet, à cause d’un manque de recul et d’études de longues durées à son sujet, les autorités sanitaires se veulent prudentes et souhaitent encadrer dès maintenant le vapotage. Peut-on alors utiliser l’e-cigarette sans risques ou doit-on quand même se méfier ?

La cigarette électronique en quelques mots

Il s’agit d’un petit appareil qui simule le fonctionnement de la clope classique en produisant de la vapeur. Cette dernière sera perçue comme l’alternative de la fumée néfaste de la cigarette à la seule différence qu’elle ne contient ni goudron, ni CO2 et encore moins des particules engendrant les maladies liées au tabac.

De cette première définition, on peut alors considérer l’ecig comme non-dangereuse. Pourquoi des règles aussi strictes dans ce cas ?

La législation concernant la cigarette électronique

Avant même d’acheter un dispositif dans une boutique de e-liquide et e-cigarette, il convient de connaître les textes légaux qui régissent le vapotage. Les principales lois à retenir se réfèrent à son interdiction :

  • Au sein des transports collectifs fermés comme le métro, le bus, le tramway, …
  • Au sein des établissements scolaires et tout autre établissement chargé d’accueillir et de former des jeunes mineurs
  • Au sein des lieux de travail collectifs et fermés

Il est également interdit de :

  • vendre une e-cigarette à un mineur
  • faire la publicité, directe ou indirecte, de la cigarette électronique. Sur ce point, il faut savoir que les boutiques spécialisées dans la vente d’e-cigarette peuvent mettre des affiches publicitaires, mais seulement au sein de leur magasin et à condition qu’elles ne soient pas visibles de l’extérieur

L’usage de la cigarette électronique dans les autres lieux publics comme les restaurants, les bars, … reste aujourd’hui permis, mais les gérants et propriétaires de ces lieux ont le droit de l’interdire.

En cas de manquement à l’une de ces interdictions légales, le vapoteur s’expose à une amende pouvant aller de 35 € à 150 €.

En savoir plus sur la législation de la cigarette électronique ici

La cigarette électronique : ses risques sur la santé

Les récentes études menées sur la cigarette électronique démontrent que son usage intensif avec de l’e-liquide contenant une dose élevée de nicotine engendre des problèmes au niveau des cellules du cœur, des poumons et de la vessie.

Cela dégage deux points précis : l’usage intensif et la présence de nicotine à un taux élevé.

Ces résultats ne doivent pas être pris à la légère, car prouvent qu’à un certain seuil, l’e-cig reste quand même un dispositif dangereux. Toutefois, comme le taux de nicotine dans les e-liquides est très régulé, voire très faible par rapport à celui de ces études et comme l’usage du dispositif peut être limité, les risques restent moindres.

De plus, le vapoteur peut très bien utiliser un e-liquide sans nicotine, car il faut effectivement souligner que tous les e-liquides n’en contiennent pas forcément. Ces derniers peuvent, par contre, être composés de différents arômes pour apporter une saveur précise à la vapeur inhalée. Le vapoteur peut alors opter pour du liquide à saveur tabac, mais dépourvu de nicotine pour en retrouver le goût et non la source de dépendance.

Et toujours en termes de dépendance, il convient de préciser que la présence de la nicotine seule n’est pas vraiment une cause de dépendance, mais c’est sa présence sous l’effet de la combustion qui va engendrer cela. Or, comme l’e-cigarette n’utilise pas de combustion, vous ne craigniez donc pas de devenir dépendant à nouveau surtout qu’à tout moment, vous pouvez utiliser un e-liquide sans nicotine ou à très faible dose.