Bien-être

Les idées reçues sur l’ostéopathie : les mythes à déconstruire

L’ostéopathie intrigue autant qu’elle suscite des interrogations. Entre méconnaissance et préjugés, cette pratique fait l’objet de nombreuses idées reçues qui peuvent freiner certains patients dans leur démarche de soins.

Pourtant, l’ostéopathie repose sur des fondements solides et une approche globale de la santé qui méritent d’être mieux compris. Décryptons ensemble les mythes tenaces pour en finir avec les a prioris et appréhender sereinement les bienfaits de l’ostéopathie.

L’ostéopathie se résume à faire craquer les os

Contrairement à une croyance répandue, l’ostéopathie ne se limite pas à faire craquer les os. Les manipulations susceptibles de provoquer ces fameux « craquements » ne constituent qu’une partie des techniques utilisées par les ostéopathes.

En réalité, les craquements perçus proviennent des articulations et résultent de la libération d’une bulle de gaz sous l’effet d’une mobilisation ciblée. Cette dernière vise à restaurer la mobilité articulaire sans pour autant dépasser les limites physiologiques.

Les ostéopathes disposent en fait d’un large éventail de techniques manuelles douces comme les mobilisations, les manipulations fluides ou les pressions tissulaires. Toutes concourent au rééquilibrage global du corps en s’adaptant au profil et aux besoins spécifiques de chaque patient.

Bien qu’ils maîtrisent les manipulations rapides à l’origine des craquements, les ostéopathes ne les utilisent pas systématiquement. Leur choix thérapeutique se porte toujours vers la technique la plus appropriée et la mieux tolérée. Vous pouvez donc consulter un ostéopathe sur osteopathe-mugner.fr sans crainte.

Seul le mal de dos relève de l’ostéopathie

S’il est vrai que les douleurs du dos constituent un motif de consultation majeur en ostéopathie, elles sont loin d’en être le seul. L’approche ostéopathique considère le corps dans sa globalité et son unité. Elle s’intéresse donc à l’ensemble des structures qui le composent : os, muscles, ligaments, fascias, mais aussi organes et viscères.

En rééquilibrant la mobilité de ces différents tissus et en levant les tensions, l’ostéopathe agit ainsi sur une multitude de troubles fonctionnels. Les douleurs articulaires périphériques, les maux de tête et les migraines d’origine mécanique, les troubles digestifs ou gynécologiques font partie des indications courantes de l’ostéopathie. Cette approche donne également d’excellents résultats pour les troubles ORL à répétition comme les sinusites ou les otites.

En définitive, toute perte de mobilité tissulaire, quelle que soit sa localisation, est susceptible d’engendrer des répercussions douloureuses ou fonctionnelles à distance. L’ostéopathe s’attache donc à identifier ces restrictions de mobilité pour les normaliser et ainsi soulager les symptômes qui en découlent, bien au-delà de la seule sphère du dos et de la colonne vertébrale.

L’ostéopathie est réservée aux adultes

Autre idée reçue tenace : l’ostéopathie serait inadaptée, voire contre-indiquée pour les nourrissons et les jeunes enfants. C’est exactement l’inverse ! Les principes ostéopathiques qui visent à favoriser le bon développement et l’harmonie corporelle prennent tout leur sens dès le plus jeune âge.

Par exemple, l’accouchement peut générer des contraintes importantes sur le crâne et l’axe vertébral du bébé, en particulier en cas de travail long, de nécessité de manipulations instrumentales ou de survenue de circulaire du cordon.

Les tensions qui en résultent sont parfois à l’origine de troubles variés. Une prise en charge ostéopathique précoce et en douceur permet alors de libérer ces tensions pour un meilleur confort du nourrisson.

Par la suite, l’ostéopathie accompagne l’évolution neuromusculaire et squelettique de l’enfant, depuis l’acquisition de la station debout jusqu’à la croissance pubertaire.

En prévenant ou en corrigeant certains déséquilibres, elle contribue au développement optimal et harmonieux du corps. Les techniques utilisées, basées sur des pressions douces et des mobilisations tissulaires, sont toujours adaptées à la fragilité des jeunes tissus.

L’ostéopathie fait toujours mal

Si certains traitements ostéopathiques peuvent effectivement générer un inconfort momentané, affirmer qu’ils sont toujours douloureux relève du mythe pur et simple ! La très grande majorité des techniques ostéopathiques ne provoque aucune douleur et constitue au contraire une source de détente et de relâchement des tensions.

Il faut savoir qu’il existe deux grands types de techniques ostéopathiques : les techniques dites structurelles et les techniques dites fonctionnelles. Les premières consistent à mobiliser les articulations dans le sens de la correction, jusqu’à une butée physiologique ferme. Cette action directe et rapide peut s’avérer inconfortable, surtout lorsque l’on traite une zone sensible et algique. Mais ce ressenti reste bref et de faible intensité.

À l’inverse, les techniques fonctionnelles utilisent des mouvements doux et lents, dans le sens de la facilité. Elles placent les tissus en position de relâchement pour un effet apaisant et sédatif immédiat. Un bon ostéopathe maîtrise ces différentes approches et les adapte constamment au ressenti de son patient. Son but est de soulager, pas de faire souffrir !

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